Biography

Philippe Dessertine est un Economiste français, Il enseigne à l’IAE de Paris ainsi qu’à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne, il est Membre du Haut Conseil des Finances Publiques.  Il est également Président du Comité Prospective « Comité 21 » en lien avec les accords de Paris et directeur de l’Institut de haute finance à Paris. Directeur fondateur de la chaire Finagri, Financement de l’investissement dans l’agriculture, observatoire scientifique des émissions de finance verte et soutenable.
Il est très fréquemment invité à la radio/ télévision et interviewé par les médias a l’international. Philippe Dessertine est également l’auteur de nombreux essais publiés aux éditions Anne Carrière. Le Talent et les assassins est son troisième roman et son dernier livre.

Philippe vous fera prendre de la hauteur pour comprendre où va le monde, quels sont les grands enjeux pour l’humanité et notre Planète ; quelles sont les directions vers lesquelles il faut regarder.
Philippe est de formation économiste, cependant c’est d’avantage un futurologue, un prospectiviste particulièrement brillant et inspirant
Conseiller de l’ombre auprès de différents gouvernements et institutions Européennes, il analyse, décrypte avec clairvoyance, perspicacité et finesse les grands enjeux économiques, géopolitiques, sociétaux et environnementaux.
Sur tous les fronts, il est de ceux qui créent la connaissance.

Philippe est avant tout un Trend Spotter, sa vision est stupéfiante, il délivre ses conférences en français ou en anglais avec une grande éloquence et beaucoup de profondeur de contenus.
Véritable capteur de tendances, il éclairera sur des sujets tels que les grands enjeux pour la planète et l’humanité à l’aulne des thèmes ci-dessous.

⦁ 4 ème révolution industrielle
⦁ Raréfaction des ressources vs Accroissement de la démographie et des besoins
⦁ Quels sont les grands enjeux portés par l’IA
⦁ Quel modèle économique pour un monde « fini »
⦁ Comment nourrir 9 milliards d’individus demain
⦁ Réchauffement climatique/Flux migratoires/géopolitique/protectionnisme
⦁ Quel avenir empruntons-nous à nos enfants
⦁ Le Brexit et les difficultés économiques européennes
⦁ Bitcoin et Crypto-monnaies
⦁ Rôles et sens de l’Entreprise dans la Société
⦁ Fiscalité, Epargne, Retraites comment investir

Présentation de la conférence vidéo de Philippe Dessertine

Quelle économie après le Covid ?
Les projections concrètes pour les entreprises et les territoires

Avec la crise du Covid 19 et le confinement d’une immense part de l’humanité, nous sommes entrés sans doute dans le plus grand séisme économique de tous les temps. Face à une situation totalement inédite, de nombreuses questions se posent autour de trois grands axes :

1 La gestion de la crise économique majeure qui commence avec la fin du déconfinement
⦁ Comment faire face aux conséquences de l’arrêt complet de l’économie mondiale pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois ? Quelles sont les conséquences pour les grands types d’activité ? Peut-on espérer une relance rapide, même partielle ? Que faut-il attendre des autorités qui ne disposent d’aucune référence pour la gestion de cette situation ?
⦁ Comment à la sortie du confinement, les mesures hors normes mises en œuvre vont bouleverser les références de toutes les activités dès la deuxième partie de l’année
⦁ Focus spécial sur la dette

2 L’importance des relations internationales dans les conséquences concrètes de la crise
⦁ Quels peuvent être les projections d’un scénario optimiste, quelles sont celles d’un scénario pessimiste (autour de grandes hypothèses comme une crise géopolitique Chine/Usa, des tensions au sein de l’Union Européenne, une crise sur les matières premières énergétiques et/ou alimentaires)
⦁ Comment vont se reconstruire (ou non ?) les relations internationales ?

3 L’émergence rapide d’un nouveau modèle pour les entreprises et les territoires
⦁ La réalité des changements dans les entreprises (télétravail, conséquences RH et managériales, nouvelles consommations, relocalisations)
⦁ Quels acteurs pour le nouveau modèle (grandes ou petites entreprises ? Territoires ou capitales ? Grands centres urbains ou petites structures ?
⦁ Comment l’investissement et le financement vont se mettre en œuvre ? Sommes-nous à la veille d’une rupture radicale (monnaie, représentation de la valeur, organisation des vecteurs de financement) ?

Une certitude s’impose déjà : le monde économique (et le monde tout court) d’après Covid 19 sera différent de celui d’avant ; peut-être pour le pire… Et pourquoi pas pour le meilleur ?


Avec la crise du Covid 19 et le confinement d’une immense part de l’humanité, nous sommes entrés sans doute dans le plus grand séisme économique de tous les temps. Face à une situation totalement inédite, de nombreuses questions se posent :
⦁ Comment faire face à l’arrêt complet de l’économie pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois ? Que faut-il attendre des autorités qui ne disposent d’aucune référence pour la gestion de cette situation ?
⦁ Comment la crise économique et financière se développe dans l’ombre de la crise sanitaire ? Quelles en sont les conséquences concrètes pour les entreprises, comment tenter d’y faire face ?
⦁ Comment à la sortie du confinement, les mesures hors normes mises en œuvre vont bouleverser les références de toutes les activités dès la deuxième partie de l’année 2020 ?
⦁ Comment vont se reconstruire (ou non ?) les relations internationales ?
⦁ Comment peut-on anticiper les changements structurels profonds qui vont survenir à plus long terme ?
Une certitude s’impose déjà : le monde économique (et le monde tout court) d’après Covid 19 seront différents ; peut-être pour le pire… Et pourquoi pas pour le meilleur ?

Transition écologique Transition sociale Transformation publique

INTRODUCTION

« La Grande Transformation » de nos modes de vie, La nécessité d’actions rapides et radicales s’impose
Ce rapport constitue des pistes concrètes principalement dans les domaines de la science, de la finance, de la citoyenneté écologique et des territoires
Des propositions pour amorcer dès maintenant la transformation économique, sociale et écologique. Parmi ces propositions, trois particulièrement transformatrices :
⦁ « Revenu Vital Minimum »
⦁ « Sociétés de bien commun » d’associer des collectivités et des entrepreneurs autour de projets environnementaux, sociaux, numériques, travailler de façon rémunératrice.
⦁ Donner à la notion « d’usage » la même force juridique que celui de la propriété pour promouvoir l’économie de fonctionnalité.
Pour ce faire il convient de proposer une boussole : un Agenda 2030 et ses Objectifs de développement durable ODD
La science et la technologie seront assurément, mais seulement en partie, les moteurs des grandes transformations.
L’humanité vit un moment certain de « bascule ». La combinaison des outils numériques (IA) et les comportements écologiques vertueux, détermineront notamment l’efficacité de cette grande transformation.

RESUME

L’objectif de ce rapport prospectif est de mettre en perspective les politiques et les actions actuelles de transition et de transformation écologiques en regard des mutations socioéconomiques et environnementales de notre planète et de nos sociétés pour proposer des leviers d’accélération, explorer les difficultés et les leviers des futurs possibles.
Intégrer les trajectoires rendues incertaines par l’évolution du changement climatique et les conséquences de la pression démographique sur notre siècle.
Tenter de dégager des pistes concrètes dans les domaines de la gouvernance, de l’appropriation entre science et technique, de l’engagement, de la finance et des territoires.

⦁ A) LES FREINS A LA TRANSFORMATION
On identifie différents types de freins à la transformation : Les freins techniques, l’impasse économique, les freins sociétaux comment sortir les individus d’une situation d’indigence. On constate une lassitude du citoyen sur l’intérêt général, comment mobiliser derrière une notion de bien commun.

⦁ B) LES LEVIERS DE LA TRANSFORMATION

Les mutations technologiques et les innovations techniques doivent impérativement viser l’amélioration environnementale et climatique. Les mutations économiques doivent être guidées par des choix tournés, non plus seulement sur la compétitivité, mais sur la fondation d’une « autre » économie. Les modes de vie doivent évoluer vers plus de sobriété qu’il convient de rendre attractives. Enfin le cadre politique de la gouvernance doit être renouvelé

⦁ C) LES MOTEURS DE LA GRANDE TRANSFORMATION

Les propositions

LE PROPOS :

⦁ Les Freins :

La transformation globale de notre économie est au cœur de la nécessaire « resocialisation » d’une économie planétaire devenue hors sol, sous l’effet notamment d’une financiarisation excessive.

Le contexte : La crise systémique résulte de réponses insuffisantes aux effets cumulés de différentes ruptures : technologiques (révolution numérique), socio-économiques (globalisation financière et inégalités), écosystémiques (changement climatique et érosion de la biodiversité), spatiotemporelles (rétrécissement relationnel planétaire et accélération) et même éthologiques (évolution des valeurs et des comportements, quête de sens). Le risque d’événements météorologiques extrêmes est considéré comme le plus probable, et comme le deuxième plus important en termes d’impact potentiel avec l’évolution démographique.

Dans ce contexte d’une nouvelle ère géologique caractérisée par l’empreinte humaine, l’« Anthropocène », les communautés humaines réagissent par des démarches transitionnelles, et chez certains, la résurgence du « mythe de l’apocalypse » refait surface.
Face aux incertitudes de notre époque, nous avons besoin d’une boussole afin de ne pas perdre la bonne direction d’un monde dont les fondements d’antan sont minés, comme les équilibres climatiques, la diversité de la nature, les populations trop nombreuses et errantes. C’est pourquoi nous avons exploré dans ce rapport, les freins et les leviers des futurs possibles, préalables à l’élaboration de stratégies ou de politiques adaptées à aujourd’hui.

Nous avons identifié deux freins majeurs que sont le changement d’échelle et la méthodologie de la transformation, puis existent différents freins techniques, environnementaux, sociaux, économiques, sociétaux, culturels, politiques.
Si les technologies sont à l’origine d’immenses progrès enregistrés par l’humanité depuis des siècles, elles sont parallèlement sources d’incertitudes et de questionnements liés à leur utilisation : au niveau de la science elle-même, au niveau des freins techniques à lever, au niveau de l’impact de ces technologies sur les ressources et de l’« effet rebond » au niveau des effets pervers de l’intelligence artificielle. Quelles sont les innovations véritablement souhaitables ? les Tech sont duales, comment mesurer l’impact de l’usage des innovations ? Pour faire le tri parmi les bonnes solutions, le processus de décision pourrait se faire au travers du prisme des ODD (Objectif de Développement Durable)

Sur le plan économique, deux catégories de freins :
Quantitatif : l’inadéquation des moyens budgétaires et financiers actuels, et l’autre qualitative : l’« imaginaire de la croissance
Sur le plan sociétal : la difficulté à changer de comportements
Dans le champ politique : l’instabilité politique externe et interne le doute et la défiance la question du « récit ».

⦁ Les leviers : Quatre principaux leviers de transformation :

  • les mutations technologiques et techniques au service de l’amélioration environnementale et climatique
  • les mutations économiques : nouveaux modèles économiques, la transformation de l’entreprise, l’investissement pour la transition climatique et écologique, la taxation du carbone, la finance durable, la comptabilité publique ; le changement des modes de vie, à travers la citoyenneté écologique, la sobriété, la réduction des inégalités ; une meilleure gouvernance de nos « biens communs »
  • les territoires : un levier essentiel de transformation face aux chocs socio-économiques et environnementaux au travers de la déconcentration et la décentralisation, l’expérimentation et l’appropriation culturelle.
  • contenir les incertitudes de la géopolitique mondiale. La gouvernance collective et les comportements individuels restent des leviers beaucoup plus incertains et complexes à coordonner

⦁ Les moteurs de la transformation :
⦁ Mobiliser la sphère de l’enseignement supérieur et de la recherche
⦁ Installer une Chambre du futur La prise en compte du long terme est encore insuffisante dans les décisions publiques et privées
⦁ Créer des Sociétés de bien commun
⦁ Conduire des Agenda 2030 pour et par tous
⦁ Mettre en place un Revenu Vital Universel
⦁ Transformer la future loi 3D en loi 5D (Déconcentration/décentralisation/différenciation sur fond de Développement Durable)
⦁ Favoriser une économie de l’usage
⦁ Investir avec des indicateurs d’impact
⦁ Compter ce qui compte, On ne progresse qu’au travers des indicateurs que l’on mesure, mais mesure-t-on les bons indicateurs pour assurer la pérennité dans un contexte de changements sociétal et des paradigmes. Les indicateurs d’impacts des activités de l’Entreprise vont être de plus en plus regardés, (les choix, les orientations, les actions devront être réfléchis et actés au regard d’Objectifs de Développement Durable et sociétal), ils deviendront de nouveaux indicateurs de performance de l’Entreprise…. Quelle richesse représente un collaborateur pour l’entreprise ? quel intérêt a définir les richesses de l’entreprise selon de nouveaux indicateurs tels que l’engagement, l’accomplissement, ascension sociale, la formation continue…

Un moment de bascule
« Il faut que tout change pour que rien ne change ! » Changer la vie maintenant et aussi ne pas la compromettre pour demain 

Rien n’a-t-il changé ? le système Terre est atteint par un système économique, à la fois trop consommateur de ressources et inégalitaire.
Les freins techniques, économiques, sociétaux, politiques ont amené à la situation actuelle, également, les lieux réels de la Transformation sont trop réservés aux pays riches et aux élites, ce qui induit à la fois les immobilismes et les révoltes populaires qui se multiplient.

Tout a-t-il changé ? constat : Révolution numérique, évolution de l’entreprise, mutation de la finance, nouvelles citoyennetés, irruptions de nouvelles gouvernances sont déjà à l’œuvre tous les éléments d’un nouveau modèle sont donc en place, avec cependant des incertitudes décisionnelles et démocratiques et une temporalité indéterminée.

Dans l’histoire des révolutions industrielles, science et la technologie ont été l’amorce et les moteurs des transitions. Grâce à la transformation engendrée par le digital, nous sommes à un « moment possible de bascule » de l’histoire de l’environnement.  Les technologies numériques et l’Intelligence artificielle offrent la possibilité de mesurer et de protéger notre environnement et de réorienter notre économie si nous sommes capables d’acter une transformation globale du modèle économique.
Aujourd’hui, il y a une prise de conscience des dégâts de nos modèles économiques mais pour cela il aura fallu que les phénomènes extrêmes se multiplient…. C’est pourquoi à l’accélération des risques certains, doit répondre l’accélération des solutions.

CONCLUSION

LES PROPOSITIONS
⦁ Mobiliser la sphère ESR : La recherche scientifique et l’éducation
⦁ La prise en compte du long terme
⦁ 2030 Une feuille de route universelle adoptée par la communauté internationale
⦁ Sociétés de bien commun : associer des collectivités et des entrepreneurs, autour de projets environnementaux, sociaux, numériques
⦁ Revenu Vital Minimum adapté
⦁ Loi 5D Déconcentration, la décentralisation et la différenciation, placés sous le timbre du développement durable
⦁ Compter ce qui compte une nouvelle comptabilité patrimoniale
⦁ La Grande Adaptation, accélérer la transformation en adaptant les secteurs qui le peuvent aux nouvelles conditions climatiques annoncées (Nomadisme, Adaptabilité, Apprenant)

Après des études à Bordeaux, (Baccalauréat au lycée Saint-Joseph-de-Tivoli, IEP éco fi[, maîtrise de droit privé, DESS de gestion — major —, DEA de finance en 1986, Philippe Dessertine soutient sa thèse de doctorat en janvier 1992 à l’IAE de Bordeaux, sous la direction du Professeur Gérard Hirigoyen. Il y traite de « l’influence de la fonction financière sur le processus stratégique des grands groupes français », en s’appuyant sur une étude de terrain de 48 grands groupes parmi les 100 premiers français en chiffre d’affaires.

Pendant l’année 1992, il enseigne à l’ESC Bordeaux et est nommé maître de conférences à l’IAE de Bordeaux en septembre 1992. Il entame ensuite une recherche post doctorale, aux États-Unis notamment, financée par une bourse de l’Association française de comptabilité, où il y étudie la place d’un organisme de régulation des marchés comme la Securities and Exchange Commission (SEC) dans la normalisation comptable et financière américaine.
Il est amené dans les années 1992-1994 à s’intéresser aux normes IAS (devenues depuis IFRS), puis il étudie la formation du Nouveau marché sur la place de Paris, qu’il compare au NASDAQ américain. Il s’intéresse à la manière dont des entreprises, ayant un actionnariat patrimonial ou familial, peuvent utiliser ce type de marché pour ouvrir leur capital et se développer stratégiquement. Parallèlement, il enseigne à l’IAE de Bordeaux en finance, finance internationale et normes comptables internationales, principalement en DESS et DEA.

Il assume la responsabilité pédagogique du DESS Contrôle de Gestion et Audit Interne. Il intervient dans de nombreux pays, en Europe, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord, centrale et du Sud, en français, anglais et espagnol.
Pour ses enseignements en finance internationale, il s’intéresse à la question monétaire, et aux couvertures qui peuvent être utilisées en cas de variations de changes (crise de 1998). En 1998, il soutient son HDR (Habilitation à Diriger les Recherches) à l’IAE de Bordeaux. Il est alors membre du Conseil National des Universités, il est également membre du conseil d’administration de l’association française de comptabilité, membre de l’association française de finance et de nombreuses associations scientifiques internationales.

En 2001, il passe l’agrégation des universités en sciences de gestion (2nd). Il est nommé à l’Université de Paris 10 Nanterre en tant que Professeur des Universités. Il y prend la direction du Laboratoire Céros (Centre d’Etudes et de Recherches sur les Organisations et la Stratégie), fonction qu’il occupe jusqu’en 2009. Pendant cette période, il est également membre élu du Conseil Scientifique de l’Université et membre du Conseil d’UFR. Il y crée en 2007 un Master de Recherches, en Sciences Financières.

À partir de 2003, il prend la direction de l’Institut de Hautes Finances. Cette formation créée en 1969 est administrée par l’Institut Français de Gestion ; elle devient sous son impulsion, un Master du l’Université ParisX Nanterre, puis à partir de 2013, un Master de l’IAE de Paris I Panthéon Sorbonne. Avec l’Institut de Haute Finance, il se rend désormais tous les 6 mois aux États-Unis où il organise des séries de conférences permettant de prendre le pouls de la planète financière.
En 2009, il fait partie de la commission du Grand Emprunt, présidée par Alain Juppé et Michel Rocard.

En mars 2013, sur proposition de Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil Economique Social et Environnemental, il est nommé au nouveau Haut Conseil des Finances Publiques, présidé par Didier Migaud. En décembre 2013, il rejoint l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises) de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne
Il est Président du Cercle de l’Entreprise, Vice Président du Cercle Turgot et Membre du Grand Jury du Prix Turgot
Il a été Membre de la commission du Grand Emprunt, Membre de l’Observatoire d’accès aux marchés financiers des PME, Membre de la commission Cotis sur la Valeur Ajoutée, Membre de la commission Ricol sur l’accès au marché financier des PME

À partir de 2002, et la faillite d’Enron, Philippe Dessertine est préoccupé par l’augmentation de la dette et des conséquences négatives qui pourraient en résulter sur les marchés financiers et pour le financement des entreprises. Il évoque notamment en 2002 les défaillances dans les procédures des agences de notation (Comment gérer la crise boursière, Le Figaro, 2002).
À partir de ce moment, il publie une série d’articles, notamment dans Libération, Le Figaro, Le Monde, dans lesquels il prédit dès 2003 le risque d’une crise financière majeure. Entre 2003 et 2005, dans plusieurs articles publiés par le journal Libération, il annonce notamment que la crise va commencer par une crise immobilière, « la bulle immobilière américaine est une traînée de poudre menant tout droit au stock de dynamite sur lequel est assis le système économique international ». Dès cette époque, il s’inquiète pour l’Euro (2003 : il faut sauver l’euro, Libération), de l’ampleur de la dette publique dans les grands pays occidentaux, de la montée des tensions monétaires, de l’absence de régulation internationale et surtout de la politique dangereuse des États-Unis. Il a publié plus de cinquante articles sur ces questions dans de très nombreux journaux.

À partir de 2007, il annonce que la crise qui commence est un tournant majeur de l’histoire économique. En mars 2007, de retour de New York, il donne des conférences annonçant le risque d’un krach lié aux subprimes. Plusieurs trésoriers d’entreprises modifient leurs positions sur ses conseils. Il s’insurge pendant l’année 2008 contre tous ceux qui annoncent une fin rapide des dysfonctionnements. En septembre 2008, il est à New York au moment de l’effondrement de Lehman Brothers. Il rencontre de nombreux acteurs directs des événements, qu’il évoque dans son essai Ceci n’est pas une crise, juste la fin d’un monde ! (Anne Carrière).

Il s’inscrit dans une logique résolument favorable à l’Europe5, qu’il estime bien plus rationnelle que celle des États Unis. Il prône dès 2008 une réduction de la dette publique, encore plus quand à partir de 2009, les grands États garantissent le système financier mondial. En 2009, il relie la crise aux grands événements géopolitiques notamment dans son ouvrage Le monde s’en va-t-en guerre (Anne Carrière)
À partir de 2010, il intègre la dimension environnementale dans sa réflexion, notamment à partir de son ouvrage La décompression (Anne Carrière) Il travaille sur la problématique chinoise depuis 2007, il publie en 2012 un roman sur ce thème, Le gué du tigre (Anne Carrière).

En 2013, il avance que la crise bancaire et financière de 2008 et ses prolongements seraient dus aux dirigeants des pays occidentaux qui, à partir des années 1990, auraient choisi de faciliter le crédit pour conserver la croissance et maintenir les systèmes sociaux mis en place par les différents État-providences depuis la Libération. L’endettement, source de la crise, aurait été le fait d’une politique volontaire.
Il s’intéresse de plus en plus aux nouvelles technologies ; il rend visite notamment à Brooklyn, aux nombreuses start up qui s’y développent. Il rencontre à plusieurs reprises des représentants du Nasdaq. Il est persuadé de l’émergence d’un nouveau modèle économique mondial, qui peut être contrarié cependant par une montée du conservatisme, voire d’une logique réactionnaire dans de nombreux pays, y compris en France. L’ensemble de ces réflexions l’amène à publier en 2014 En tout espoir de causes (Anne Carrière).

Il aborde également la question du financement de l’agriculture européenne ; il lance en 2014 un vaste programme de recherche européen sur cette question
C’est à partir de 2007 que Philippe Dessertine intervient dans les medias, faisant appel à ses compétences : à la television, en particulier dans l’émission C dans l’air sur France 5, mais également dans Le club de l’économie sur TF1, Ce soir (ou jamais !), Mots croisés, ainsi qu’au journal de 20 heures de TF1 et au journal de 20 heures de France 2, mais également sur de d’autres chaînes, notamment LCI, BFM TV, ITélé, Canal+, LCP, France 24 et dans des télévisions étrangères.
Philippe Dessertine intervient également dans des émissions de radio : il est un invité récurrent de Nicolas Doze dans l’émission Les Experts sur BFM Business ; pendant l’été 2012, il anime une chronique quotidienne sur Europe 1 à 8h15 et en 2013, il devient un invité récurrent de l’émission de Patrick Poivre d’Arvor à 19h sur Radio Classique.